Faire des cocktails à la maison : le matériel qui suffit vraiment
La Maison du Cocktail
Les coffrets de dix-huit pièces font de belles photos. Dans la vraie vie, la moitié finit au fond d'un tiroir. Pour préparer la grande majorité des cocktails classiques, cinq outils suffisent, plus deux formes de verres. Voici lesquels, à quoi ils servent, et ce qu'on peut ajouter ensuite si l'envie vient.
Les cinq outils de base
1. Le shaker
Il refroidit, mélange et dilue en une dizaine de secondes les recettes qui contiennent du jus, du sirop, du blanc d'œuf ou de la crème. Boston ou cobbler : on a détaillé les différences dans notre comparatif des deux shakers.
2. Le doseur
C'est l'outil le plus sous-estimé, et pourtant celui qui change le plus le résultat. Un cocktail tient à l'équilibre entre le fort, l'acide et le sucré : deux centilitres de trop d'un côté et tout bascule. Un doseur double (25 et 50 ml, ou 30 et 60 ml) couvre presque toutes les recettes. Prenez-en un gradué à l'intérieur : les demi-mesures deviennent faciles.
3. La cuillère à mélange
Longue, souvent torsadée, elle sert aux cocktails qu'on ne secoue pas : ceux qui ne contiennent que des spiritueux et des vermouths, et qui doivent rester limpides. On la fait tourner le long de la paroi, sans taper les glaçons. Une cuillère de 30 à 40 cm atteint le fond de n'importe quel verre à mélange.
4. La passoire
Indispensable avec un Boston, utile avec tout le reste. La passoire Hawthorne, avec son ressort, retient la glace au moment de verser. Une petite passoire fine en complément permet le « double filtrage » des recettes aux agrumes ou aux fruits frais : plus de pulpe ni d'éclats de glace dans le verre. Voir les passoires.
5. Le pilon
Il écrase la menthe, le citron vert, le concombre ou les fruits rouges au fond du verre. L'erreur classique consiste à piler trop fort : la menthe broyée devient amère. On presse, on tourne, et on s'arrête dès que l'odeur monte. Un pilon à tête striée travaille mieux qu'une tête plate.
Les deux verres à avoir en premier
Pas besoin d'un service complet. Un verre bas et épais, type old fashioned, pour tout ce qui se sert sur glace. Un verre haut, type highball, pour les cocktails allongés à l'eau gazeuse ou au soda. Avec ces deux formes, vous servez correctement l'essentiel des recettes. La coupe viendra ensuite, pour ce qui se sert sans glace. Notre guide quel verre pour quel cocktail détaille le reste.
Ce qu'on ajoute ensuite, seulement si besoin
- Un verre à mélange, si vous faites souvent des cocktails remués. Plus pratique qu'un verre quelconque, et plus beau sur le plan de travail.
- Un presse-agrumes. Le jus pressé minute fait une vraie différence face au jus en bouteille.
- Des moules à glaçons pour faire de gros cubes ou des sphères. Ils fondent lentement et diluent moins les cocktails servis sur glace.
- Un zesteur, pour les zestes d'orange ou de citron qui parfument le verre.
Un kit ou pièce par pièce ?
Pièce par pièce, vous choisissez chaque modèle, mais vous payez plus cher au total et les finitions ne sont pas toujours assorties. Un kit cocktail réunit les outils de base dans la même finition, souvent avec un support pour les ranger. Pour démarrer ou pour offrir, c'est généralement le choix le plus sensé. Si vous hésitez entre plusieurs kits, notre guide de choix les compare en deux minutes.
Et la glace ?
On n'y pense jamais, et c'est pourtant le premier ingrédient d'un cocktail. Prévoyez-en bien plus que ce que vous imaginez : un shaker se remplit aux deux tiers, un verre servi sur glace aussi. Des glaçons bien pris, faits avec une eau neutre, donnent des cocktails nets. Des glaçons à moitié fondus donnent des cocktails dilués, et aucun outil ne rattrape ça.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.